vendredi 14 septembre 2007

À LA DECOUVERTE DU NICARAGUA !- PARTIE 3

Massachapa

Massachapa !!!!! Playas, fiestas, surf et journées paradisaiques à la fameuse Finca ! Émilie et moi avons eu la chance de découvrir Massachapa grâce à Christopher, le copain de notre amie québécoise Isabelle, qui vit aussi à Managua. En fait, Isabelle était la professeur de français de ma sœur Nydia. Lorsque celle-ci m’a informée que sa professeure était une québécoise, nous l’avons contactée et nous sommes vite devenues amies avec elle et son copain Christopher, avec qui nous faisons plusieurs activités. Isabelle a rencontré Christopher lors d’un voyage en avril dernier avec sa mère. Celle-ci est tombée amoureuse de celui-ci et a décidé de venir vivre avec lui à Managua. Elle a habité ici durant 4 mois en gagnant sa vie comme professeur de français et d’anglais, le tout au salaire nicaraguyen. Je parle au passé d’Isabelle puisque depuis trois semaines, celle-ci est retournée au Québec pour le mariage de son frère. Celle-ci avait l’intention de faire venir Christopher au Québec avec un visa de touriste, toutefois, celui-ci n’a pas été accepté… Celle-ci reviendra donc à Managua le 21 septembre prochain et nous sommes bien contentes de retrouver notre amie !
Ainsi, Christopher est originaire de Massachapa et son oncle veille à la surveillance d’une riche finca en bordure de la mer avec piscine, air climatisé et trois chambres à coucher pouvant accueillir au moins 8 personnes. Depuis mon arrivée, j’ai donc eu la chance de passer quelques week-end à cette fameuse Finca ! Nos fins de semaine à Massachapa sont toujours agrémenter de soirée festives à se déchaîner sur les rythmes latinos aux fêtes du village qui se terminent toujours à la disco de Massachapa. Durant la journée nous profitons du soleil afin de parfaire notre tan en se prélassant sur la plage ou aux abords de la piscine. Nous avons aussi eu l’occasion d’être initié au surf, notre nouvelle passion à moi et Émilie. C’est l’oncle de Christopher, qui se veut un surfer professionnel, qui nous a appris. Nous avons quand même réussis à se tenir bien droite sur notre planche de surf à glisser sur les vagues ! Merci le maestro ! Je garde des fins de semaine à Massachapa de merveilleux moments de plaisir entre amis ! C’est très pratique et agréable de fraterniser avec Christopher puisque celui-ci nous fait réellement découvrir le mode de vie nicaraguyen. Celui-ci nous trimballe aux fiestas, nous fait rencontrer des gens et nous sentons enfin que nous avons minimalement un petit cercle d’amis ici. Je me suis aussi fait de précieux ami(e)s à l’école de danse, dont notre super prof, Augusto qui nous accompagne maintenant dans nos virées au Matrix, de même que Linda et son copain qui nous font visiter les environs de Managua ! Nos soirées sont donc maintenant bien remplies et nous voyons le temps qui file à toute allure. Nous en sommes maintenant à voir le temps qui file avant notre départ, alors qu’avant, nous regardions davantage le temps passer. En 5 mois, nous avons le temps de bien s’adapter, s’attacher à des gens et c’est le cœur gros que je quitterai le Nicaragua.
Prochaine chronique un voyage inoubliable à l’exotique Isla de Ometepe !

À LA DECOUVERTE DU NICARAGUA !- PARTIE 2

Catarina

Dès les premières fins de semaine au sein de ma famille, celle-ci m’a fait découvrir les environs de Managua. Première destination, Catarina et son mirador sur la Laguna de Apoyo et sur le volcan Mombacho. Catarina est une toute petite bourgade réputée pour son artisanat et la variété des plantes de toutes sortes que l’on peut acheter dans ses nombreuses pépinières en bordure des routes et dans le village. L’artisanat de Catarina se distingue par ses nombreux vases en poterie, de même que ses copieuses pièces de bois. Les vases sont travaillés à la main et présentent une variété impressionnante de motifs, formes et couleurs. Les pièces de bois quant à elles vont des pratiques bols à salade aux souvenirs quétaine risquant de se retrouver dans un marché aux puces ou dans une vente de garage quelques temps après son achat ! On peut aussi se procurer de beaux bijoux en carapace de tortue, de même que des dulces vendus un peu partout dans la ville. Ce type de souvenirs se retrouve dans la plupart des villes du Nicaragua, que ce soit au marché de Managua ou de Masaya. Toutefois, selon moi, les plus belles pièces de poterie se retrouve à Catarina.

Suite à notre petite excursion dans les rues de Catarina, ma famille me vante les splendeurs du Mirador. Sceptique, puisque j’ai en tête la seule image que j’ai du Nicaragua soit Managua, je me rends avec eux au fameux Mirador. Escaladant tranquillement les marches peuplés du mirador, la vue qui m’attendait m’a tout simplement coupée le souffle ! La Laguna de Apoyo s’étendait dans toute sa splendeur devant moi, abordant le volcan de Mombacho à son extrémité droite. La brise fraîche de ce lieu, la simplicité d’une ballade en famille et ma chance de faire quelques minutes d’équitation, aura fait de cette journée, une journée magique et apaisante !

Masaya

C’est tout juste avant le départ de Grande Émilie que, toutes les trois, avons découvert Masaya et ses marchés. Je n’en ai pas parlé encore, mais effectivement, nous avons débuté cette aventure à trois mais la terminerons à deux… Grande Émilie, soit Émilie Bernier, a décidé de mettre fin à son expérience, un mois après avoir goûté au rythme chaotique de Managua. Un lieu de travail peu stimulant, un milieu de vie assez solitaire (celle-ci habitant uniquement avec une journaliste nommée Yvania) agencés à des problèmes personnels, auront eu raison de son désir de poursuivre cette aventure. C’est donc avec tristesse que le 26 juillet dernier, nous sommes allées reconduire celle-ci à l’aéroport de Managua. Du jour au lendemain, une dynamique différente s’est installée, nous nous voyions quand même tous les jours les trois ensembles, on devait alors s’adapter d’une triade à une dyade. Le départ d’Émilie nous a attristé sans pour autant nous démoraliser, Émilie et moi, étions de loin prête à terminer notre périple.

Donc, Masaya ! Cette ville se situe uniquement à environ 30-40 minutes de Managua. Elle est facilement accessible par les minis vans qui font le trajet régulièrement entre la capitale et Masaya, qui abrite entre autre, un volcan actif. Il est possible d’observer ce volcan en se rendant au ? situé sur la route vers Masaya. C’est ce que nous avons fait les deux Émilie et moi, accompagnées de ma famille. Malheureusement, cette journée se voulait pluvieuse abordant un ciel couvert de nuage. Ce que nous avons vu se limite donc à de la fumée entremêlée aux nuages et de la pierre volcanique… Nous nous promettons toutefois d’y retourner par une journée ensoleillée !

Quant à la ville de Masaya, celle-ci renferme les 2 marchés les plus recommandés du Nicaragua, soit le nouveau marché ? et le vieux marché ?. Ces marchés renferment toutes sortes de choses ! C’est un peu l’équivalent de nos marchés aux puces québécois. On peut y trouver toutes sortes de vêtements, de produits de beauté, d’artisanat, côtoyant une grande variété de nourriture, de pièces automobile, de quincaillerie, bref de tout ! Ces marchés sont évidemment bondés de monde et toute personne désirant s’y aventurer doit s’armer de patience et d’un désir de prendre un bon bain de foule ! Nous en avons donc profité pour faire quelques achats afin de ramener une parcelle du Nicaragua dans nos foyers québécois. La ville de Masaya est plus coquette que Managua et nous avons beaucoup apprécié notre repas abordable et succulent dans un petit resto mexicain exquis. Cette ville mérite le détour particulièrement pour ses marchés qui présentent une belle variété et qualité d’artisanat nicaraguayen.

León

J’ai eu la chance de découvrir rapidement León lors d’une journée d’activité organisée par AQB. Ainsi, à 7h00 du matin, j’embarquais dans un bus bondé d’une quarantaine de jeunes surexcité par l’exotisme du périple en destination de León ! Après un bref arrêt afin de se nourrir de sandwiches et liqueurs dans un autobus suffocant, nous avons visité un parc naturel présentant une vue splendide sur le lago de Managua et ses volcans bordant l’horizon. Une guide nous a parlé brièvement du lieu présentant les ruines de l’ancienne ville de Leon celle-ci ayant été dévastée durant une révolution et reconstruite par la suite. Belle sortie éducative pour les jeunes d’AQB qui se réjouissaient de pouvoir courir un peu partout dans ce vaste parc naturel.

C’est finalement en après-midi que nous sommes finalement arrivés dans le fameux parc de León en bordure de la magnifique Basílica Catedral de la Asunción. En cette belle journée ensoleilé, j’ai goûté pour la première fois aux fameux raspados. Le parc se voulait envahi de vendeurs de raspados et autres rafraîchissements afin de nous désaltérer dans cette chaleur intense. Le raspado est un peu l’équivalent d’un slush mais plus consistant. En fait, il s’agit de gratter un bloc de glace afin de créer une sorte de neige glace pour ensuite l’enduire d’un sirop ayant un peu une consistance de confiture. On retrouve habituellement 4 à 5 sortes de rapsados ; au dulce de leche qui se veut une sorte de sucre à la crème un peu plus liquide, à la piña, au chocolat et à la framboise. C’est un dessert rafraîchissant et excellent ! Ainsi pour le peu que j’ai vu de León j’en garde une image d’une ville tranquille et paisible où il fait bon de se promener tout simplement dans les rues et apprécier la simplicité de la vie ! Nous retournerons probablement dans cette ville afin de l’explorer davantage.

Granada

J’ai eu la chance d’aller plus d’une fois à Granada. En fait, c’est dans cette ville que nous avons passé nos premiers jours d’intégration au tout début de notre stage. Ensuite, j’y suis retournée avec ma famille afin de découvrir les Isletas et je reviens tout juste de cette merveilleuse ville où nous avons fait un partie de notre mi-stage (eh oui ! déjà la moitié de fait !). J’aime beaucoup Granada qui séduit par ses petits cafés, sa boutique spécialisé de vin, son architecture et sa gaieté. Granada borde le lago de Nicaragua et c’est très agréable de marcher en bordure de ce lac et apprécier le vent rafraîchissant. Il est par contre déconseillé de s’y baigner, celui-ci étant assez pollué. On retrouve aussi les Isletas qui se veulent de petites îlots au milieu du lac où des gens et des singes vivent. C’est très coquet et agréable de découvrir ces îles en lancha. Lors de notre dernière excursion nous avons renoué avec le fameux Euro Café où l’on peut déguster de la bonne crème glacée maison, des milk shake onctueux, une variété de café, le tout en pouvant jouer au ping-pong ! La variété de bons restaurants avec de belles terasses a fait de notre dernière excursion, une très belle fin de semaine à se gaver de nourriture! Nous retournerons aussi probablement à Granada pour relaxer, faire une excursion au volcan Mombacho, mais aussi afin d’y découvrir les discos et les endroits pour faire la fête !

Ne manquez pas la prochaine chronique qui vous présentera la playa de Massachapa !

mercredi 5 septembre 2007

À LA DECOUVERTE DU NICARAGUA !- PARTIE 1

Managua

Moi j’habite à Managua, capitale même du Nicaragua, qui se veut une gigantesque ville, sale, pauvre, polluée, suffocante et surtout dangereuse… Je n’ai pas besoin de vous dire que ce lieu n’est définitivement pas mon coup de cœur nicaraguayen ! À Managua, la richesse et la pauvreté se côtoient à travers une réalité cruelle. Le dépotoir, la misère de la rue et les quartiers les plus défavorisés évoluent parallèlement aux Centres commerciaux au look occidental, aux maisons richement entretenues et à la classe supérieur se déplaçant en luxueux SUV. La misère ne peut être ignorée dans cette ville au rythme fou car, à tous les coins de rue, feux de circulation ou intersections, la misère vous rattrape dans les yeux des enfants vendant eau, dulces, frutas, tissus, dans les gestes de cette mère changeant son bébé en plein trafic ou à la vue de l’ado à la sonde dans l’abdomen qui utilise sa situation pour ramasser quelques pesos.

Managua effraie aussi par sa circulation suicidaire et imprévisible. Le danger est intense, tant pour les piétons que pour les passagers de taxi, bus ou autre moyen de transport quelconque comprenant entre autres motos, bicyclettes et tuk tuk. Les accidents sont fréquents et visibles quotidiennement. Depuis mon arrivée, j’ai vu plusieurs scènes d’accidents de motos, de collision entre véhicules, en plus de voir, en direct, un piéton se faire carrément happé par une voiture son crâne allant fracasser le pare-brise de celle-ci… Assez freak comme souvenir… Le mauvais état de tous les véhicules en général, en particulier les taxis, et la signalisation euh… comment dire… chaotique et absente pour les piétons (et que je ne saisis d’ailleurs toujours pas) sont autant de facteurs augmentant le degré de dangerosité de la ville et ses habitants.

Le danger est aussi palpable au quotidien par la menace constante d’une agression quelconque, d’un vol, de tomber sur le mauvais taxi ou emprunter la mauvaise rue au mauvais moment… Ainsi, à Managua, on circule à travers la ville en étant constamment sur ses gardes. Prendre un taxi seule, n’est pas recommandé, encore moins si celui-ci est occupé par deux hommes. Marcher seule n’est pas recommandé non plus, en particulier pour une femme. Dès le soleil tombé, les déplacements à pied sont à prohiber, les risques d’agressions étant plus élevés. Ainsi, tout déplacement devient un risque, un risque de se faire happer par une voiture, un risque de se faire agresser, de se faire voler, de se faire harceler, un risque.

Depuis mon arrivée, je prends ainsi des risques quotidiennement, cela fait partie de l’expérience. J’ai pris seule des taxis, je marche aussi seule pour me rendre à mon travail, je suis sortie avec Émilie en soirée et j’utilise différents moyens de transport en mauvais état. Heureusement, jusqu’à maintenant, j’ai expérimenté le danger seulement en paroles. Je ne baisse pas le garde pour autant et mon jugement est sans cesse mis en pratique.

La vie en ville présente tout de même quelques avantages. Émilie et moi, urbaines comme nous sommes, apprécions beaucoup l’accessibilité et la variété des différents services. Il est plaisant de pouvoir magasiner, aller au cinéma et sans contredit, pouvoir se divertir sur les rythmos latinos de la escuela de danza Illusiones ! Toutefois, comme tout autre grande ville, la population se veut assez individualiste et on ne retrouve pas la vie de communauté enrichissante et chaleureuse des milieux ruraux.

Le Nicaragua ne se limite heureusement pas uniquement à la ville de Managua. Émilie et moi avons donc entrepris de découvrir les différentes facettes de ce pays au caractère singulier. Jusqu’à date, nous gardons de merveilleux souvenirs et aventures de Granada, Catarina, Léon, Massachapa et l’incontournable Isla de Ometepe. Je vous invite donc à découvrir ces lieux, dans mes prochaines chroniques !