vendredi 14 septembre 2007

À LA DECOUVERTE DU NICARAGUA !- PARTIE 3

Massachapa

Massachapa !!!!! Playas, fiestas, surf et journées paradisaiques à la fameuse Finca ! Émilie et moi avons eu la chance de découvrir Massachapa grâce à Christopher, le copain de notre amie québécoise Isabelle, qui vit aussi à Managua. En fait, Isabelle était la professeur de français de ma sœur Nydia. Lorsque celle-ci m’a informée que sa professeure était une québécoise, nous l’avons contactée et nous sommes vite devenues amies avec elle et son copain Christopher, avec qui nous faisons plusieurs activités. Isabelle a rencontré Christopher lors d’un voyage en avril dernier avec sa mère. Celle-ci est tombée amoureuse de celui-ci et a décidé de venir vivre avec lui à Managua. Elle a habité ici durant 4 mois en gagnant sa vie comme professeur de français et d’anglais, le tout au salaire nicaraguyen. Je parle au passé d’Isabelle puisque depuis trois semaines, celle-ci est retournée au Québec pour le mariage de son frère. Celle-ci avait l’intention de faire venir Christopher au Québec avec un visa de touriste, toutefois, celui-ci n’a pas été accepté… Celle-ci reviendra donc à Managua le 21 septembre prochain et nous sommes bien contentes de retrouver notre amie !
Ainsi, Christopher est originaire de Massachapa et son oncle veille à la surveillance d’une riche finca en bordure de la mer avec piscine, air climatisé et trois chambres à coucher pouvant accueillir au moins 8 personnes. Depuis mon arrivée, j’ai donc eu la chance de passer quelques week-end à cette fameuse Finca ! Nos fins de semaine à Massachapa sont toujours agrémenter de soirée festives à se déchaîner sur les rythmes latinos aux fêtes du village qui se terminent toujours à la disco de Massachapa. Durant la journée nous profitons du soleil afin de parfaire notre tan en se prélassant sur la plage ou aux abords de la piscine. Nous avons aussi eu l’occasion d’être initié au surf, notre nouvelle passion à moi et Émilie. C’est l’oncle de Christopher, qui se veut un surfer professionnel, qui nous a appris. Nous avons quand même réussis à se tenir bien droite sur notre planche de surf à glisser sur les vagues ! Merci le maestro ! Je garde des fins de semaine à Massachapa de merveilleux moments de plaisir entre amis ! C’est très pratique et agréable de fraterniser avec Christopher puisque celui-ci nous fait réellement découvrir le mode de vie nicaraguyen. Celui-ci nous trimballe aux fiestas, nous fait rencontrer des gens et nous sentons enfin que nous avons minimalement un petit cercle d’amis ici. Je me suis aussi fait de précieux ami(e)s à l’école de danse, dont notre super prof, Augusto qui nous accompagne maintenant dans nos virées au Matrix, de même que Linda et son copain qui nous font visiter les environs de Managua ! Nos soirées sont donc maintenant bien remplies et nous voyons le temps qui file à toute allure. Nous en sommes maintenant à voir le temps qui file avant notre départ, alors qu’avant, nous regardions davantage le temps passer. En 5 mois, nous avons le temps de bien s’adapter, s’attacher à des gens et c’est le cœur gros que je quitterai le Nicaragua.
Prochaine chronique un voyage inoubliable à l’exotique Isla de Ometepe !

À LA DECOUVERTE DU NICARAGUA !- PARTIE 2

Catarina

Dès les premières fins de semaine au sein de ma famille, celle-ci m’a fait découvrir les environs de Managua. Première destination, Catarina et son mirador sur la Laguna de Apoyo et sur le volcan Mombacho. Catarina est une toute petite bourgade réputée pour son artisanat et la variété des plantes de toutes sortes que l’on peut acheter dans ses nombreuses pépinières en bordure des routes et dans le village. L’artisanat de Catarina se distingue par ses nombreux vases en poterie, de même que ses copieuses pièces de bois. Les vases sont travaillés à la main et présentent une variété impressionnante de motifs, formes et couleurs. Les pièces de bois quant à elles vont des pratiques bols à salade aux souvenirs quétaine risquant de se retrouver dans un marché aux puces ou dans une vente de garage quelques temps après son achat ! On peut aussi se procurer de beaux bijoux en carapace de tortue, de même que des dulces vendus un peu partout dans la ville. Ce type de souvenirs se retrouve dans la plupart des villes du Nicaragua, que ce soit au marché de Managua ou de Masaya. Toutefois, selon moi, les plus belles pièces de poterie se retrouve à Catarina.

Suite à notre petite excursion dans les rues de Catarina, ma famille me vante les splendeurs du Mirador. Sceptique, puisque j’ai en tête la seule image que j’ai du Nicaragua soit Managua, je me rends avec eux au fameux Mirador. Escaladant tranquillement les marches peuplés du mirador, la vue qui m’attendait m’a tout simplement coupée le souffle ! La Laguna de Apoyo s’étendait dans toute sa splendeur devant moi, abordant le volcan de Mombacho à son extrémité droite. La brise fraîche de ce lieu, la simplicité d’une ballade en famille et ma chance de faire quelques minutes d’équitation, aura fait de cette journée, une journée magique et apaisante !

Masaya

C’est tout juste avant le départ de Grande Émilie que, toutes les trois, avons découvert Masaya et ses marchés. Je n’en ai pas parlé encore, mais effectivement, nous avons débuté cette aventure à trois mais la terminerons à deux… Grande Émilie, soit Émilie Bernier, a décidé de mettre fin à son expérience, un mois après avoir goûté au rythme chaotique de Managua. Un lieu de travail peu stimulant, un milieu de vie assez solitaire (celle-ci habitant uniquement avec une journaliste nommée Yvania) agencés à des problèmes personnels, auront eu raison de son désir de poursuivre cette aventure. C’est donc avec tristesse que le 26 juillet dernier, nous sommes allées reconduire celle-ci à l’aéroport de Managua. Du jour au lendemain, une dynamique différente s’est installée, nous nous voyions quand même tous les jours les trois ensembles, on devait alors s’adapter d’une triade à une dyade. Le départ d’Émilie nous a attristé sans pour autant nous démoraliser, Émilie et moi, étions de loin prête à terminer notre périple.

Donc, Masaya ! Cette ville se situe uniquement à environ 30-40 minutes de Managua. Elle est facilement accessible par les minis vans qui font le trajet régulièrement entre la capitale et Masaya, qui abrite entre autre, un volcan actif. Il est possible d’observer ce volcan en se rendant au ? situé sur la route vers Masaya. C’est ce que nous avons fait les deux Émilie et moi, accompagnées de ma famille. Malheureusement, cette journée se voulait pluvieuse abordant un ciel couvert de nuage. Ce que nous avons vu se limite donc à de la fumée entremêlée aux nuages et de la pierre volcanique… Nous nous promettons toutefois d’y retourner par une journée ensoleillée !

Quant à la ville de Masaya, celle-ci renferme les 2 marchés les plus recommandés du Nicaragua, soit le nouveau marché ? et le vieux marché ?. Ces marchés renferment toutes sortes de choses ! C’est un peu l’équivalent de nos marchés aux puces québécois. On peut y trouver toutes sortes de vêtements, de produits de beauté, d’artisanat, côtoyant une grande variété de nourriture, de pièces automobile, de quincaillerie, bref de tout ! Ces marchés sont évidemment bondés de monde et toute personne désirant s’y aventurer doit s’armer de patience et d’un désir de prendre un bon bain de foule ! Nous en avons donc profité pour faire quelques achats afin de ramener une parcelle du Nicaragua dans nos foyers québécois. La ville de Masaya est plus coquette que Managua et nous avons beaucoup apprécié notre repas abordable et succulent dans un petit resto mexicain exquis. Cette ville mérite le détour particulièrement pour ses marchés qui présentent une belle variété et qualité d’artisanat nicaraguayen.

León

J’ai eu la chance de découvrir rapidement León lors d’une journée d’activité organisée par AQB. Ainsi, à 7h00 du matin, j’embarquais dans un bus bondé d’une quarantaine de jeunes surexcité par l’exotisme du périple en destination de León ! Après un bref arrêt afin de se nourrir de sandwiches et liqueurs dans un autobus suffocant, nous avons visité un parc naturel présentant une vue splendide sur le lago de Managua et ses volcans bordant l’horizon. Une guide nous a parlé brièvement du lieu présentant les ruines de l’ancienne ville de Leon celle-ci ayant été dévastée durant une révolution et reconstruite par la suite. Belle sortie éducative pour les jeunes d’AQB qui se réjouissaient de pouvoir courir un peu partout dans ce vaste parc naturel.

C’est finalement en après-midi que nous sommes finalement arrivés dans le fameux parc de León en bordure de la magnifique Basílica Catedral de la Asunción. En cette belle journée ensoleilé, j’ai goûté pour la première fois aux fameux raspados. Le parc se voulait envahi de vendeurs de raspados et autres rafraîchissements afin de nous désaltérer dans cette chaleur intense. Le raspado est un peu l’équivalent d’un slush mais plus consistant. En fait, il s’agit de gratter un bloc de glace afin de créer une sorte de neige glace pour ensuite l’enduire d’un sirop ayant un peu une consistance de confiture. On retrouve habituellement 4 à 5 sortes de rapsados ; au dulce de leche qui se veut une sorte de sucre à la crème un peu plus liquide, à la piña, au chocolat et à la framboise. C’est un dessert rafraîchissant et excellent ! Ainsi pour le peu que j’ai vu de León j’en garde une image d’une ville tranquille et paisible où il fait bon de se promener tout simplement dans les rues et apprécier la simplicité de la vie ! Nous retournerons probablement dans cette ville afin de l’explorer davantage.

Granada

J’ai eu la chance d’aller plus d’une fois à Granada. En fait, c’est dans cette ville que nous avons passé nos premiers jours d’intégration au tout début de notre stage. Ensuite, j’y suis retournée avec ma famille afin de découvrir les Isletas et je reviens tout juste de cette merveilleuse ville où nous avons fait un partie de notre mi-stage (eh oui ! déjà la moitié de fait !). J’aime beaucoup Granada qui séduit par ses petits cafés, sa boutique spécialisé de vin, son architecture et sa gaieté. Granada borde le lago de Nicaragua et c’est très agréable de marcher en bordure de ce lac et apprécier le vent rafraîchissant. Il est par contre déconseillé de s’y baigner, celui-ci étant assez pollué. On retrouve aussi les Isletas qui se veulent de petites îlots au milieu du lac où des gens et des singes vivent. C’est très coquet et agréable de découvrir ces îles en lancha. Lors de notre dernière excursion nous avons renoué avec le fameux Euro Café où l’on peut déguster de la bonne crème glacée maison, des milk shake onctueux, une variété de café, le tout en pouvant jouer au ping-pong ! La variété de bons restaurants avec de belles terasses a fait de notre dernière excursion, une très belle fin de semaine à se gaver de nourriture! Nous retournerons aussi probablement à Granada pour relaxer, faire une excursion au volcan Mombacho, mais aussi afin d’y découvrir les discos et les endroits pour faire la fête !

Ne manquez pas la prochaine chronique qui vous présentera la playa de Massachapa !

mercredi 5 septembre 2007

À LA DECOUVERTE DU NICARAGUA !- PARTIE 1

Managua

Moi j’habite à Managua, capitale même du Nicaragua, qui se veut une gigantesque ville, sale, pauvre, polluée, suffocante et surtout dangereuse… Je n’ai pas besoin de vous dire que ce lieu n’est définitivement pas mon coup de cœur nicaraguayen ! À Managua, la richesse et la pauvreté se côtoient à travers une réalité cruelle. Le dépotoir, la misère de la rue et les quartiers les plus défavorisés évoluent parallèlement aux Centres commerciaux au look occidental, aux maisons richement entretenues et à la classe supérieur se déplaçant en luxueux SUV. La misère ne peut être ignorée dans cette ville au rythme fou car, à tous les coins de rue, feux de circulation ou intersections, la misère vous rattrape dans les yeux des enfants vendant eau, dulces, frutas, tissus, dans les gestes de cette mère changeant son bébé en plein trafic ou à la vue de l’ado à la sonde dans l’abdomen qui utilise sa situation pour ramasser quelques pesos.

Managua effraie aussi par sa circulation suicidaire et imprévisible. Le danger est intense, tant pour les piétons que pour les passagers de taxi, bus ou autre moyen de transport quelconque comprenant entre autres motos, bicyclettes et tuk tuk. Les accidents sont fréquents et visibles quotidiennement. Depuis mon arrivée, j’ai vu plusieurs scènes d’accidents de motos, de collision entre véhicules, en plus de voir, en direct, un piéton se faire carrément happé par une voiture son crâne allant fracasser le pare-brise de celle-ci… Assez freak comme souvenir… Le mauvais état de tous les véhicules en général, en particulier les taxis, et la signalisation euh… comment dire… chaotique et absente pour les piétons (et que je ne saisis d’ailleurs toujours pas) sont autant de facteurs augmentant le degré de dangerosité de la ville et ses habitants.

Le danger est aussi palpable au quotidien par la menace constante d’une agression quelconque, d’un vol, de tomber sur le mauvais taxi ou emprunter la mauvaise rue au mauvais moment… Ainsi, à Managua, on circule à travers la ville en étant constamment sur ses gardes. Prendre un taxi seule, n’est pas recommandé, encore moins si celui-ci est occupé par deux hommes. Marcher seule n’est pas recommandé non plus, en particulier pour une femme. Dès le soleil tombé, les déplacements à pied sont à prohiber, les risques d’agressions étant plus élevés. Ainsi, tout déplacement devient un risque, un risque de se faire happer par une voiture, un risque de se faire agresser, de se faire voler, de se faire harceler, un risque.

Depuis mon arrivée, je prends ainsi des risques quotidiennement, cela fait partie de l’expérience. J’ai pris seule des taxis, je marche aussi seule pour me rendre à mon travail, je suis sortie avec Émilie en soirée et j’utilise différents moyens de transport en mauvais état. Heureusement, jusqu’à maintenant, j’ai expérimenté le danger seulement en paroles. Je ne baisse pas le garde pour autant et mon jugement est sans cesse mis en pratique.

La vie en ville présente tout de même quelques avantages. Émilie et moi, urbaines comme nous sommes, apprécions beaucoup l’accessibilité et la variété des différents services. Il est plaisant de pouvoir magasiner, aller au cinéma et sans contredit, pouvoir se divertir sur les rythmos latinos de la escuela de danza Illusiones ! Toutefois, comme tout autre grande ville, la population se veut assez individualiste et on ne retrouve pas la vie de communauté enrichissante et chaleureuse des milieux ruraux.

Le Nicaragua ne se limite heureusement pas uniquement à la ville de Managua. Émilie et moi avons donc entrepris de découvrir les différentes facettes de ce pays au caractère singulier. Jusqu’à date, nous gardons de merveilleux souvenirs et aventures de Granada, Catarina, Léon, Massachapa et l’incontournable Isla de Ometepe. Je vous invite donc à découvrir ces lieux, dans mes prochaines chroniques !

mardi 28 août 2007

LA VIE DE FAMILLE AU NICARAGUA

Depuis maintenant 2 mois, je partage mon quotidien avec ma nouvelle famille Nicaraguayenne. Celle-ci est composée de Margarita, ma mère, de Carlos mon père, soit le copain de Margarita, de Nydia, ma sœur de 14 ans et de Doña Gloria, notre bonne. On retrouve aussi Rebecca, demi-sœur de Nydia, âgée de 10 ans et fille de Carlos, qui vient parfois nous visiter les fins de semaine.



D’après mes observations, ma famille se situe dans la classe sociale moyenne supérieure, car au Nicaragua, l’idéologie des castes sociales est encore bien présente et perceptible. Dans le cadre de mon travail, j’ai l’occasion de côtoyer la classe sociale la moins bien nantie. Cette classe comprend ces personnes habitants carrément des taudis, soit des habitations faites de taules et de vieilles planches de bois, construites sur la terre battue dont les pièces, si on y retrouve « des » pièces, sont uniquement divisés par de piètres bouts de tissus ou panneaux de métal sales et défraîchis. J’ai même vu une habitation où la cuisine, soit un genre de brûleur de camping abordant une casserole d’huile chaude sur ses ronds, côtoyait la chambre à coucher où l’on retrouvait un seul lit dans lequel dormaient 4 enfants et l’adolescente enceinte. Le salon se trouvait à être un fauteuil une place, sale et odorant, placé en bordure du lit, quant à la salle de lavage, celle-ci s’étalait un peu partout dans cette seule et unique pièce abordant des vêtements suspendus ici et là. Dans ces habitations insalubres se côtoient souvent 5, 6, 7 personnes, parfois plus, hommes, femmes, enfants, grands-parents et adolescents.

Du côté plus aisé, on retrouve des habitations beaucoup plus propres, abordant pour la plupart des fenêtres et un portique grillagé. Notre demeure est située dans le quartier Bello Horizonte, un quartier de Managua relativement recommandable, quoique que certaines rues valent mieux d’être évitées. L’architecture nicaraguayenne est très différente de l’architecture québécoise. On retrouve peu de maison à deux étages et celle-ci sont façonnées dans un genre de stucko avec des planchers de ciment ou de céramique style mosaïque. La décoration intérieure ne semble pas être un hobby au Nicaragua car la plupart des demeures adoptent un style assez simpliste et relativement semblable. Tout foyer nicaraguayen qui se respecte compte sous son toit un grand miroir avec bordures ornementales dorées et les fameuses chaises berçantes en bois (observation de moi et Émilie !). Mon habitation est très confortable, vous pouvez en jugez par vous-même en parcourant les photos ! J’ai ma propre chambre qui comprend même une télévision, en plus d’avoir accès à internet, quand celui-ci fonctionne.

Les 8 semaines que j’ai accompli ici m’ont permis d’acquérir un certain quotidien. Je me suis adaptée assez vite au rythme de vie de ma famille. Les nicaraguayen sont des bourreaux de travaMargarita travaille 6 jours sur 7, à raison de 9 à 12 heures par jour. Carlos travaille un peu moins, quant à Nydia, comme toute adolescente normale, elle va à l’école. Quant à moi, j’ai quand même gardé mon rythme de travail québécois accomplissant des semaines variant entre 35 et 40 heures. Du lundi au jeudi de 18h30 à 19h30, j’ai mes supers cours de danse a la escuela de danza Illusíones, avec l’unique et dynamique Augusto, ce qui constitue mon principal loisir en semaine. D’ailleurs, Émilie et moi poursuivions un programme assidu de mise en forme afin de meubler nos soirées.

Ainsi, nous poursuivons tous nos activités quotidiennes pendant que Doña Gloria veille à nos besoins, soit nourriture, lavage et ménage. Fait étrange, seul Carlos et moi soupons en même temps, au retour des cours de danse, car Margarita nous rejoint à l’école de danse et a la gentillesse de nous ramener il ! moi et Émilie. Margarita ne soupe tout simplement pas, car cela l’empêche de dormir et Nydia semble grignoter de temps à autre en fin d’après-midi. L’heure du souper est une occasion pour moi de pratiquer et ainsi améliorer mon espagnol. Carlos et Margarita ont le souci de discuter avec moi presque quotidiennement afin de me voir évoluer. J’ai aussi l’occasion d’entretenir mon anglais avec Nydia qui étudie en anglais et dont le père habite aux Etats-Unis. J’interagis avec elle principalement au retour du travail quant celle-ci est d’humeur à jaser et que son attention n’est pas capté par la télévision qui agit sur elle comme un véritable hypnotiseur. Les semaines se suivent et se ressemblent, quant aux fins de semaine, je vaque à mes occupations et loisirs et accompagne parfois ma famille dans les activités de plaisance qui se déroulent le dimanche. Ma famille possède une voiture et Margarita aime bien se divertir la fin de semaine afin de décompresser.

Cela vous donne une bonne idée de mon quotidien familial au Nicaragua. Dans les prochaines chroniques, je vous ferai part des différents petits voyages que j’ai entrepris à la découverte de ce pays de volcans, de la nourriture, de Managua, bref, de tout ce que je vis ici ! Je vous dis donc à bientôt et vos commentaires sont évidemment un grand stimulant à entretenir mon blog !

vendredi 3 août 2007

LE QUOTIDIEN D'UNE STAGIAIRE EN TRAVAIL SOCIAL À QUINCHO BARRILETE

Lundi le 02 juillet, j’entame ma première vraie semaine de travail à l’association Quincho Barrilete en tant que stagiaire en travail social. Quincho Barrilete diversifie ses activités dans trois lieux distincts, soit « l’Oficina principal », « el Centro de Attención Integral (CAI) », de même qu’une maison d’hébergement. Ma première semaine, je la passe au CAI, c’est uniquement mardi, après avoir attendu pour une seconde fois pendant 3 hres avant que l’on vienne me reconduire au CAI, que j’ai saisi que je pouvais me rendre directement au CAI le matin. Ah, la barrière linguistique ! En fait, je peux me rendre à pied aux deux endroits, quoique l’Oficina est définitivement plus près et ça aussi ça m’a pris quelques jours et coûté quelques taxis, avant de le saisir !

Le CAI est un centre de jour pour les jeunes âgés entre 7 et 17 ans. Des ateliers y sont donnés, tels la conception de hamacs, des cours de menuiserie et autres, en plus de notions scolaires générales. Toutefois, mon intégration au CAI se fait en plein pendant la semaine de relâche des jeunes. Au programme, pleins d’activités ludiques, tels des sports en el campo, une journée à Leon, de même que la célébration des anniversaires du mois ! Imaginez un peu le portrait, à 40 degré celcius, de 8h00 le matin à 17h00, je me suis retrouvé à jouer avec des enfants qui en déplacent de l’air, le tout en espagnol ! Pignata, kickball dans un campo de poussières au gros soleil, journée de 12 hres à Leon dans un autobus suffocant avec une quarantaine d’enfants, criants et grouillant de curiosité qui t’accaparent de questions et d’attention ! Chaque jour, je rentre chez nous totalement vidée de toute mon énergie, suante et gluante (digne d’une vraie larve!) et le sommeil me gagne dès 20h00- 21h00. Les enfants sont super attachants, mais je ne me vois aucunnement faire l’animatrice de camp de vacances durant 5 mois !

Le lundi suivant, c’est avec joie que j’apprends que je travaillerai davantage avec l’équipe psychosociale qui se compose de travailleuses sociales et psychologues. Au programme, accompagnement des TS et des psychologues lors des visites à domicile, ce qui est très stimulant ! On me confie aussi la tâche, en partenarait avec le responsable de la santé, de monter un programme d’éducation sexuelle pour les jeunes du CAI. Le plan est fait, mais je me charge d’organiser tout le contenu en plus du matériel didactique ! Mon quotidien est donc ponctué de recherches d’organes génitaux sur internet et de visites dans les familles vivant dans une pauvreté inqualifiable. Les visites à domicile sont difficiles. La chaleur, le transport en commun et la triste réalité de ces gens affecte le moral. L’extrême des situations, les problématiques multidimensionnelles et l’absence de possibilités d’un monde meilleur, m’interpellent intensément et suscite inévitablement les réflexions. On est bien au Québec, appréciez votre chance à chaque jour qui passe !

Malgré tout ce beau plan de travail, il y a quand même des longueurs ! Lorsque je n’ai pas accès à un ordinateur (ce qui veut dire, 4 jours sur 5…) et que je n’ai pas de visites de planifiées, je dois littéralement, tuer le temps ! J’ai trouvé l’alternative de travailler chez moi lors de telles journées, quoique que cela a le désavantage de limiter mes contacts avec mes collègues de travail. J’essaie ainsi de trouver un juste milieu en alternant mes activités et en tuant le temps en faisant des trucs telles que la moyenne de mes dépenses par semaine, écrire toutes mes activités dans mon agenda, en plus de faire un programme d’entraînement rigoureux (j’aurais d’ailleurs besoin de tes conseils Cath larve…) !

Cela vous donne une bonne idée de mon travail au quotidien ! Mon expérience s’avère jusqu’à date très enrichissante. Mes collègues de travail (principalement féminines) sont très aimables et facilite constamment mon intégration. Mon espagnol s’améliore et je peux dorénavant communiquer davantage avec les jeunes qui me saluent constamment avec sourires et affection !


Voilà ! Ma vie en milieu familial, mes loisirs et le quotidien à Managua devrait suivre d’ici quelques jours ! A bientôt tout le monde !

UN MOIS DÉJÀ!

Déjà un mois s’est écoulé depuis les dernières nouvelles ! La logistique avec internet s’est avérée beaucoup plus difficile que je pensais ! Premièrement, la connexion internet est ici très lente, ce qui fait que downloader des photos pour mon blog s’avère un projet assez fastidieux ! De plus, je n’ai pas accès à internet à mon travail, endroit où je passe la majorité de mon temps !
Heureusement, je suis privilégiée et j’y ai par contre accès à la maison. Toutefois, depuis une semaine, notre connexion a lâchée, pour être de retour depuis uniquement hier. Ajoutée à cela, la planification de l’utilisation en fonction des pannes d’électricité quotidiennes nicaraguayennes, car chaque jour, nous sommes privés de courant durant 4 à 5 heures. Les horaires varient d’une semaine à l’autre, l’horaire de panne de jour est 14h00 à 17h00- 18h00, alors que l’horaire de soir se situe entre 17h00- 18h00 à 22h00- 23h00. Je préfère définitivement un horaire de jour, puisque qu’un horaire de soir limite de beaucoup les activités !

Il y a tellement de choses à raconter ! 5 semaines seulement se sont écoulées, mais tout ce que j’ai vécu me donne davantage l’impression d’être partie depuis déjà un bon bout de temps !
Je vous présente donc mon adaptation au mode de vie nicaraguayen dans différents volets de ma vie ici: Quincho Barrilete- mon travail, ma vie familiale- mon chez moi, mes loisirs et la vie à Managua ! Les chroniques suivront à tour de rôle durant les prochains jours ! Question de mettre ce blog à jour une fois pour toute et du coup ne pas trop alourdir votre lecture !

Ainsi, retournons en arrière… Il y a 5 semaines, une stagiaire en coopération internationale, envoyée par Plan Nagua, débarquait à l’association Quincho Barrilete pour y rester pour 5 mois ! Premier constat, la chaleur ! Écrasante, omniprésente, ravageant en 5 minutes toute la fraîcheur de la petite larve que je suis (rappelle-toi l’Asie larvette…) ! En lisant ces lignes, imaginez-vous la chaleur de ces derniers jours au Québec… Ici, c’est mon quotidien ! Le jour, le thermomètre doit afficher dans les 40 degré celcius. En soirée, le climat est parfait, environ 30 degré celcius, donc idéal pour se balader en camisole sans éprouver le moindre frisson ! Est-ce que je me suis adaptée à cette chaleur suffocante ? Pas vraiment ! Entre 11h00 et 16h00, l’énergie me manque, l’appétit aussi et je sue avec disgrâce ! Toutefois, l’autre jour je me suis surprise à frissonner en cette soirée de 27 degré celcius, vivement le retour au Québec en novembre, brrrrrrrrrrrrrrr ! J’étais alors heureusement d’avoir sous la main, ma petite laine !
Alors, en lisant mes aventures, en regardant mes photos et en m’imaginant en train d’écrire ces lignes, ressentez cette chaleur jusqu’à en suer des avants bras !

mercredi 27 juin 2007

DÉPART, ARRIVÉE, GRANADA!

Bonjour à vous!

Lundi matin, j'ai quitté le Québec le coeur gros avec l'excitation au ventre! Quelques larmes, l'angoisse de l'inconnu et le sentiment de tourner la page sur une partie de ma vie, me laisse perplexe lorsque je franchis la gate qui me sépare de mon père... Heureusement, mes collègues stagiaires sont là pour me rappeller la beauté du périple que nous nous aprêtons à vivre!


Les deux Émilies (en bas et à gauche de moi), Meghan (complètement en haut) et moi, avons une grosse journée devant nous! De Montréal à New York, de New York à Houston, nous devrions arriver à Managua en soirée, vers 20:10...
C'est uniquement vers 21:30 que notre avion se pose finalement au Nicaragua! À Houston, nous avons dû attendre durant une bonne heure avant que notre avion décolle en raison du traffic aérien. Nous étions la 29e avion en liste à vouloir décoller!


Notre chauffeur, Don Abraham, était heureusement, bel et bien au rendez-vous afin de nous amener à Granada, qui devait se trouver à environ 45 minutes de Managua. Émilie a malheureusement perdu un de ses bagages... Toutes ses pillules! Finalement, presque deux heures plus tard, nous pouvons enfin nous reposer à notre petit hôtel, l'Oasis, qui compte même une piscine!






Nous partageons une petite chambre que nous remplissons vite avec nos bagages. Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes fin prête à découvrir Granada.



Le Nicaragua ressemble beaucoup au Guatemala. Granada me fait d'ailleurs penser à Antigua en plus petit. Les gens semblent constamment toute simplement "chiller" un peu partout, dans la rue, au parc, dans les cafés, ce qui est fort différent de notre style de vie nord américain!



Notre première journée nous a permis d'adopter ce style de vie; baignade, promenade en ville et un bon repas en fin de journée. Aujourd'hui, nous sommes allées à Managua afin de rencontrer un membre du consulat canadien à Managua, l'ambassade principale se trouvant au Costa Rica. Nous sommes revenues de Managua sous la pluie! La pluie amène l'humidité et l'air est très lourd! Notre dernière journée d'adaptation devrait se terminer avec un bon repas et un film qui sera présenté au Café Euro, où on sert de la helado excellente!


Demain, nous gagnerons chacune nos lieux de stage et nos familles. Nous serons alors chacune de notre côté à essayer de s'adapter à ce que sera notre vie pour les 5 prochains mois... Je vous redonne donc des nouvelles une fois cette étape franchie! Vos commentaires sont très appréciés, je vous aime et à bientôt!

dimanche 24 juin 2007

LA GRANDE AVENTURE COMMENCE...

Bonjour à tous!
Si vous vous trouvez sur cette page, c'est que vous désirez suivre mes péripéties durant mon séjour de 5 mois au Nicaragua!
Durant ces 5 mois, je pratiquerai le travail social à l'association Quincho Barrilete, un organisme ayant pour but de prévenir toute forme de violence auprès des jeunes et favoriser la réinsertion sociale en travaillant tout autant auprès des familles.
Il est présentement 23:09, mes bagages sont prêts et le grand départ aura lieu dans quelques heures... Je prends l'avion demain à 9:58 et je devrais toucher le sol du nicaragua en soirée, vers 20:10.
J'espère que mes histoires vous divertirons et on se revoit dans 5 mois!
Virginia