mercredi 5 septembre 2007

À LA DECOUVERTE DU NICARAGUA !- PARTIE 1

Managua

Moi j’habite à Managua, capitale même du Nicaragua, qui se veut une gigantesque ville, sale, pauvre, polluée, suffocante et surtout dangereuse… Je n’ai pas besoin de vous dire que ce lieu n’est définitivement pas mon coup de cœur nicaraguayen ! À Managua, la richesse et la pauvreté se côtoient à travers une réalité cruelle. Le dépotoir, la misère de la rue et les quartiers les plus défavorisés évoluent parallèlement aux Centres commerciaux au look occidental, aux maisons richement entretenues et à la classe supérieur se déplaçant en luxueux SUV. La misère ne peut être ignorée dans cette ville au rythme fou car, à tous les coins de rue, feux de circulation ou intersections, la misère vous rattrape dans les yeux des enfants vendant eau, dulces, frutas, tissus, dans les gestes de cette mère changeant son bébé en plein trafic ou à la vue de l’ado à la sonde dans l’abdomen qui utilise sa situation pour ramasser quelques pesos.

Managua effraie aussi par sa circulation suicidaire et imprévisible. Le danger est intense, tant pour les piétons que pour les passagers de taxi, bus ou autre moyen de transport quelconque comprenant entre autres motos, bicyclettes et tuk tuk. Les accidents sont fréquents et visibles quotidiennement. Depuis mon arrivée, j’ai vu plusieurs scènes d’accidents de motos, de collision entre véhicules, en plus de voir, en direct, un piéton se faire carrément happé par une voiture son crâne allant fracasser le pare-brise de celle-ci… Assez freak comme souvenir… Le mauvais état de tous les véhicules en général, en particulier les taxis, et la signalisation euh… comment dire… chaotique et absente pour les piétons (et que je ne saisis d’ailleurs toujours pas) sont autant de facteurs augmentant le degré de dangerosité de la ville et ses habitants.

Le danger est aussi palpable au quotidien par la menace constante d’une agression quelconque, d’un vol, de tomber sur le mauvais taxi ou emprunter la mauvaise rue au mauvais moment… Ainsi, à Managua, on circule à travers la ville en étant constamment sur ses gardes. Prendre un taxi seule, n’est pas recommandé, encore moins si celui-ci est occupé par deux hommes. Marcher seule n’est pas recommandé non plus, en particulier pour une femme. Dès le soleil tombé, les déplacements à pied sont à prohiber, les risques d’agressions étant plus élevés. Ainsi, tout déplacement devient un risque, un risque de se faire happer par une voiture, un risque de se faire agresser, de se faire voler, de se faire harceler, un risque.

Depuis mon arrivée, je prends ainsi des risques quotidiennement, cela fait partie de l’expérience. J’ai pris seule des taxis, je marche aussi seule pour me rendre à mon travail, je suis sortie avec Émilie en soirée et j’utilise différents moyens de transport en mauvais état. Heureusement, jusqu’à maintenant, j’ai expérimenté le danger seulement en paroles. Je ne baisse pas le garde pour autant et mon jugement est sans cesse mis en pratique.

La vie en ville présente tout de même quelques avantages. Émilie et moi, urbaines comme nous sommes, apprécions beaucoup l’accessibilité et la variété des différents services. Il est plaisant de pouvoir magasiner, aller au cinéma et sans contredit, pouvoir se divertir sur les rythmos latinos de la escuela de danza Illusiones ! Toutefois, comme tout autre grande ville, la population se veut assez individualiste et on ne retrouve pas la vie de communauté enrichissante et chaleureuse des milieux ruraux.

Le Nicaragua ne se limite heureusement pas uniquement à la ville de Managua. Émilie et moi avons donc entrepris de découvrir les différentes facettes de ce pays au caractère singulier. Jusqu’à date, nous gardons de merveilleux souvenirs et aventures de Granada, Catarina, Léon, Massachapa et l’incontournable Isla de Ometepe. Je vous invite donc à découvrir ces lieux, dans mes prochaines chroniques !

2 commentaires:

Suz a dit...

Hello Virg! et bien toute une ville.....écoute si le danger est tout autour sois très prudente. Nous, touristes que nous sommes, pensons seulement plages, hôtels ,pina colada et danses latino!!!!! On est complètement dans le champ de patates!!! Ca à l'air ultra pauvre et misérable.On ne voit pas ce genre de trucs dans les dépliants touristiques! On garde les touristes dans les lieux les plus privilégiés! Enfin ...tu vois un côté du pays que tu vas garder en souvenir à jamais! Quand grand-mère va lire ça , elle va être inquiète....alors prudence...
BisousXXXX Sue

Anonyme a dit...

comme dans toutes les villes du monde la pauvreté est à l'ordre du jour J'étais au Nicaragua il a deux mois et comme un bon touriste non seulement réalisé leur pauvreté je aussi regarder également leur richesse, ses plages et ses villes historiques C'est vrai que c'est un pays pauvre mais il est préférable d'être économiquement pauvres que être riches d'être riche en mauvaises pensées comment les pays développés.